Rupture citadine

Avec la certitude
De toujours aimer
Lui ou un autre
Que tourne la montre
Ou filent les altitudes
Elle finit par le quitter

Un au revoir définitif
À cet arrêt de métro
Théâtre d’un combat épique
Digne d’une savane d’Afrique
Contre leur amour éruptif
Rugirent les égos

Elle tourna les talons
Animal blessé
Il la vit partir
Sans la retenir
Point de cendrillon
Conte mal achevé

Petit cœur en exil

Trotteuse des champs
Baroudeuse des villes
Croqueuse de myrtilles
Amoureuse des gens

Tu rêves de voyages
De croisières sur le Nil,
De riads, de zelliges
Et de randonnées sur une île

Petit cœur trop plein,
Aux sifflements du train,
Ferme les yeux, lance les dés
Et le monde sera à tes pieds

Petit poème inspiré par ma grande amie Salma

Elle s’en va

Et voilà qu’elle le voit

Assis par terre assis par là

Se demandant encore pourquoi

Elle ne peut faire le premier pas

La vie à deux définitivement ne sera

Que ce bonheur à attendre en vain

Parce que pour lui ses sourires béas

Ne sont qu’une petite musique en départ de train

Elle le regarde le cœur plein

Débordant d’amour et de tendresse

Il l’observe l’esprit au loin

Un verre à la main et le mot qui blesse

Elle entend ses murmures et ses poils se dressent

Il écoute ses arguments mais ne rêve que d’horizon

Alors à défaut d’être sa maîtresse

Elle prend le large direction Viry-Chatillon

Rien, rien, il ne ressent rien

Pour toujours, à jamais, elle s’en va